Avant les confinements liés à la pandémie de COVID-19, l’approche dominante de l’enseignement consistait à donner de longues instructions, suivies de courtes périodes de cours et de tâches effectuées par des étudiant·es isolé·es ou en petits groupes.
Les confinements ont mis en évidence les faiblesses de cette approche pédagogique. Les longs appels vidéo se sont révélés non seulement inefficaces pour le transfert de connaissances, mais aussi susceptibles de nuire à l’apprentissage. Une série d’études de cas menées par l’IBRS en 2021 a montré que les élèves se désintéressaient de plus en plus des sessions vidéo à distance. Ce n’était pas seulement une question d’exaspération face au temps passé devant l’écran, mais aussi le symptôme d’un problème plus large lié à l’obsolescence des méthodes d’apprentissage traditionnelles.
En revanche, au cours de cette étude, l’IBRS a constaté que plusieurs établissements d’enseignement atteignaient des niveaux élevés de participation à l’apprentissage à distance en adoptant une pédagogie rigoureuse qui mettait l’accent sur l’apprentissage dirigé par l’étudiant·e. Bien que les établissements d’enseignement utilisent des termes différents pour désigner cette pédagogie, la structure est généralement la suivante :
- Phase d’instruction : courtes périodes d’enseignement ne présentant pas plus de trois concepts clés.
- Phase d’apprentissage autonome et de découverte : les élèves étudient les supports fournis par l’équipe pédagogique, explorent les concepts avec leurs pairs et mènent leurs propres recherches à partir de sources sélectionnées et publiques.
- Phase de mentorat et de tutorat : une personne étudiante ou un groupe d’élèves restreint échange avec la personne encadrante sous forme de questions-réponses. Les élèves s’interrogent entre pairs et sollicitent l’équipe pédagogique, stimulent la réflexion, explorent de nouvelles perspectives et font émerger de nouvelles idées.
- Phase de synthèse et d’évaluation: les étudiants présentent leur nouvelle compréhension, soit par le biais d’activités (projets achevés, feuilles de travail, etc.) soit par le biais d’examens formels.